Etiquette et espionnage – Gail Carriger

couv31691482

C’est une chose que d’apprendre à faire une révérence comme il faut. C’en est une autre que d’apprendre à faire une révérence en lançant un couteau. Bienvenue au Pensionnat de Melle Géraldine. Angleterre, début du 19e siècle. Sophronia, 14 ans, est un défi permanent pour sa pauvre môman : elle préfère démonter les horloges et grimper aux arbres qu’apprendre les bonnes manières ! Mrs Temminnick désespère que sa fille devienne jamais une parfaite lady… aussi inscrit-elle Sophronia au Pensionnat de Melle Géraldine pour le Perfectionnement des Jeunes Dames de Qualité. Mais Sophronia comprend très vite que cette école n’est peut-être pas exactement ce que sa mère avait en tête. Certes, les jeunes filles y apprennent l’art de la danse, celui de se vêtir et l’étiquette ; mais elles apprennent aussi à donner la mort, l’art de la diversion, et l’espionnage – le tout de la manière la plus civilisée possible, bien sûr. Cette première année au pensionnat s’annonce tout simplement passionnante. Situé dans le même univers que la série du Protectorat de l’ombrelle mais 25 ans plus tôt, on retrouve dans Étiquette et Espionnage le sens de l’aventure et l’humour décapant de Gail Carriger.

Sophronia est jeune fille de 13 ans curieuse et intrépide qui fait le désespoir de sa mère. Ainsi puisqu’à la suite d’une de ses frasques supplémentaire, elle se décide à la mettre en pension dans le pensionnat de Melle Géraldine afin d’y faire son éducation, une éducation qu’elle s’imagine faite de convenances et de bonnes manières. Hélas pour elle, ce ne sera pas tout à fait le cas…

Le pensionnat de Melle Géraldine est la seconde série de Gail Carriger, apres Le protectorat de l’ombrelle que je n’ai toujours lu mais dont le tome 1 est dans ma PAL de médiathèque. Je ne savais donc pas trop à quoi m’attendre, cette auteur est donc une nouvelle découverte pour moi. Je n’irais pas jusqu’à dire que je suis déçue mais je dois avouer que c’était un poil trop jeunesse pour moi. J’ai toutefois apprécié ma lecture, j’ai ri, j’ai suivi avec plaisir les aventures de Sophronia, mais ce n’est pas allé suffisamment en profondeur pour moi.
Toutefois, malgré le fait qu’on reste plutôt en surface, le lecteur suit l’aventure par les yeux de Sophronia et il découvre les choses en même temps qu’elle, l’école, ce qu’est réèllement le pensionnat, ses amis, les convenances également, l’existence de créatures qui ne sont pas humaines… Et je dois dire que cet aspect est appréciable. Mais ce tome est clairement un tome d’introduction.

J’ai beaucoup aimé le personnage de Sophronia, qui est une tête brulée il faut bien le dire. Elle se met souvent dans des situations aux conséquences certaines, mais c’est toujours dans un esprit d’aventure et les conséquences sont toujours imprévisibles. Elle refuse toutes les implications d’être une jeune fille bien comme il faut et voudrait plutôt être elle-même que ce que sa mère désire. Dès lors, le pensionnat (ou plutôt son idée) lui apparait comme une prison, avant qu’elle ne découvre la vérité sur celui-ci.
C’est également une jeune fille fidèle en amitié et elle peut également toujours compter sur elles en cas de pépins.

Le roman foisonne également d’une immense galerie de personnages, trop pour moi mais pour une fois je ne me suis pas perdue dans les noms et leurs places. J’ai bien aimé le personnage de Dimity et ses fréquentes crises d’évanouissement, de Sidheag, le capitaine Niall également (et totalement Grrraaaouuuuu mais je m’égare)…
Monique de Pelouse est « la méchante » de l’histoire, et elle en a tout les attributs, elle est revêche, ne s’entend pas avec Sophronia qu’elle déteste pour l’avoir prise en défaut, hautaine etc… Toutefois, j’aurais aimé que le conflit qui les oppose aille plus loin avec plus de « violence » et de coups bas entre elles…

L’histoire met aussi en place la question de la mixité que ce soit entre les humains et les non-humains mais aussi avec les soutiers et en particulier le personnage de Savon. Quant a la mixité entre filles et garçons, il ne saurait en être question, le pensionnat étant totalement séparé du pensionnat de Bunson pour les garçons.

En ce qui concerne le style de l’auteur, j’ai trouvé que c’était plutôt fluide et l’univers steampunk qui est développé ne m’a pas dérangé même si je n’en suis pas familière. J’ai plutôt aimé les pointes d’humour que j’y ai trouvé (la réflexion sur la capote anglaise et le fait que l’auteur nous prenne a témoin par rapport a l’incompréhension de Sophronia, ça m’a littéralement fait mourir de rire), et chaque chapitre est découpé selon une leçon a apprendre…

Bref, cette lecture est quand même plutôt une bonne expérience, et je compte evidemment lire le tome 2, en espérant que l’histoire ira un peu plus en profondeur cette fois-ci. J’ai d’ores et déjà réservé le tome 2 à la médiathèque.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s