Le mec de la tombe d’à-coté – Katarina Mazetti

Désirée se rend régulièrement sur la tombe de son mari, qui a eu le mauvais goût de mourir trop jeune. Bibliothécaire et citadine, elle vit dans un appartement tout blanc, très tendance, rempli de livres. Au cimetière, elle croise souvent le mec de la tombe d’à côté, dont l’apparence l’agace autant que le tape-à-l’œil de la stèle qu’il fleurit assidûment. Depuis le décès de sa mère, Benny vit seul à la ferme familiale avec ses vingt-quatre vaches laitières. Il s’en sort comme il peut, avec son bon sens paysan et une sacrée dose d’autodérision. Chaque fois qu’il la rencontre, il est exaspéré par sa voisine de cimetière, son bonnet de feutre et son petit carnet de poésie. Un jour pourtant, un sourire éclate simultanément sur leurs lèvres et ils en restent tous deux éblouis… C’est le début d’une passion dévorante. C’est avec un romantisme ébouriffant et un humour décapant que ce roman d’amour tendre et débridé pose la très sérieuse question du choc des cultures.

J’ai adoré ce livre, ça à été un veritable coup de coeur. Désirée est une jeune veuve, Benny est un vieux garçon, ils n’ont absolument rien en commun, si ce n’est leurs visites au cimetière. Ils se scrutent, se jaugent et finissent par démarrer une histoire d’amour.

J’ai détesté le personnage de Désirée. Bibliothécaire de son état, elle est imbue d’elle-même et tellement persuadée de valoir plus que lui que je lui aurais mis volontiers des claques.

J’ai adoré Benny, il est gauche, maladroit, c’est un vieux garçon, il n’a a présent vécu que pour sa ferme en compagnie de sa vieille maman.

Leur rencontre va déboucher sur une histoire d’amour, mais une histoire d’amour tellement improbable entre eux, que c’en est touchant et frais. Elle la citadine, pure et dure, va découvrir la campagne, lui le Paysan va découvrir la ville… L’innocence de Benny est ce qui en fait tout le sel, enfin c’est ce que j’ai trouvé, l’amour en fait, ça peut être tellement simple.

Bref, j’en dis pas plus, ce roman est une vraie pépite et je le recommande, si vous aimez les histoires douces et tendres. Moi, en tous cas, j’ai été comblée.

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Plan de table – Maggie Shipstead – Projet 52 (2015)

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C’est l’événement de la saison sur l’île de Waskeke : Daphnée, l’aînée des Van Meter, se marie ! Mais alors que famille et amis sont en effervescence, son père, lui, arbore une mine maussade.
Pour Winn, banquier désabusé, passe encore de voir sa fille très enceinte s’afficher en robe virginale, de supporter les commentaires gras des cousins de province. Passe encore qu’une baleine choisisse précisément ce week-end pour venir s’échouer sur la plage. Non. Le vrai scandale pour Win, cette obsession qui hante ses nuits, se résume à une seule question : pourquoi les portes du Pequod, le club le plus huppé de l’île, ce sanctuaire des âmes bien nées, lui restent-elles désespérément closes ?

J’ai lu Plan de table dans le cadre du challenge Projet 52 d’Erinaël qui mettait le blanc à l’honneur la semaine dernière.
J’avais repéré ce livre au Leclerc, séduite par le résumé et à l’occasion d’une lecture aux enfants par une conteuse, je l’avais acheté. Parce que moi les albums hein…

Et j’avoue avoir été un poil déçue par cette lecture puisque ce roman qui est décrit comme une comédie de moeurs grinçante n’a pour moi pas tenu ses promesses, ou du moins ce que j’en attendais. Je m’attendais a quelque chose, de plus léger, de plus enlevé, est finalement lent, long et poussif. Et de par la plume de l’auteur, on a aucune empathie envers les personnages, on reste très extérieur a ce qui se passe.
J’ai trouvé également que tout ce qui se passait manquait de liant, on passe d’un personnage a l’autre, sans qu’il y est de véritable unité d’histoire. Et j’ai trouvé qu’on allait jamais au fond des choses, entre Agatha et Winn par exemple, ou dans la confrontation entre les deux familles lors des divers dîners…
D’autre part, alors que c’est quand même l’évenement du livre, on a aucun rapport concernant le mariage en lui-même…
Enfin bref, une petite déception ce bouquin.

J’ai toutefois apprécié le personnage de Winn, qui est plus que psychorigide et empetré dans ses convictions et conceptions vieillotes, mais je trouve que le trait aurait encore pu etre plus grossi, ainsi que le personnage de Livia, qui se confronte sans cesse avec son père… Mais encore, ça reste encore au stade d’escarmouches…

Bref, clairement, il m’a manqué quelque chose dans cette lecture et je suis restée sur ma faim. Ce ne sera pas un roman à oublier, mais voilà il ne restera pas dans mes annales…

Une vie ailleurs – Gabrielle Zevin

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Liz Hall, 15 ans, vient de mourir dans un accident de vélo. Elle se retrouve sur Ailleurs, un lieu où les défunts rajeunissent jusqu’à redevenir bébés avant de repartir dans le grand cycle de l’humanité… Pour Liz, qui rêvait d’atteindre enfin ses seize ans, le choc est brutal. Car elle n’a aucune envie de rajeunir. Ce qu’elle voulait, c’était décrocher son permis de conduire. Entrer à la fac. Connaître le grand amour. Il va pourtant lui falloir faire le deuil de son ancienne vie sur Terre avant de trouver un sens à cette nouvelle existence…

Quand on commence ce roman, Liz vient de mourir. C’est le point de départ du roman, et comme le voyage de Liz, on se demande où l’auteur veut nous emmener.

J’ai adoré ce livre. J’ai beaucoup aimé ce voyage que nous propose l’auteur vers Ailleurs. Le thême abordé de la vie après la mort est bien traité, on retrouve les étapes du deuil, et Liz nous fait vivre ses émotions avec toutes leur violence et son incompréhension.

J’ai beaucoup aimé les personnages qui sont moins d’une dizaine mais sans être très « épais » puisqu’on a accès qu’a la psychologie de Liz et d’Owen, un peu à sa grand-mère, mais ils ont tous un petit quelquechose qui les rend attachants.

Liz, malgré sa mort, reste très humaine dans ses réactions, on affronte sa colère, son déni, bref les étapes classiques du deuil mais si au bout d’un moment, on se demande comment elle va évoluer et surtout quand en fait…

Le thême de la vie après la mort est un thême récurrent et Gabrielle Zevin nous propose une alternative a celle-ci avec effectivement une vie Ailleurs.

Le style de l’auteur est fluide, elle raconte les choses simplement, les émotions sont fortes et je me suis surprise à les vivre avec les héros en comprenant leur douleur, en tremblant avec eux, c’est un roman qui m’a vraiment alpaguée. De même, on vit la vie Ailleurs avec Liz, et on avale les pages facilement en se demandant comment elle va s’en sortir finalement.

Le dernier point positif, c’est que ça reste du roman jeunesse, mais à aucun moment l’auteur ne tombe dans la facilité et ça n’est jamais miêvre. J’ai trouvé que ce qui à été exprimé a eu un ton très juste.

Bref, j’ai adoré ce roman que j’ai lu en une soirée, il a été une vraie bonne surprise…

Silhouette – Jean-Claude Mourlevat

image10 nouvelles fortes et cruelles.Lorsqu’elle découvre que son acteur préféré vient tourner près de chez elle, Pauline une mère de famille discrète, répond à une annonce pour être «silhouette» sur le tournage.Puisque ses jours sont comptés, M. Duc n’a qu’une idée en tête : retrouver les personnes auxquelles il a fait du mal autrefois et leur demander pardon…Dans le car qui l’emmène en colo, Guillaume, 14 ans s’aperçoit qu’il a laissé son chat enfermé dans sa chambre. Il doit impérativement retourner le délivrer…Que réservera le destin à ces héros ordinaires habités chacun de belles intentions ?>

Je déteste les recueils de nouvelles. J’avais été particulièrement déçue par Nuits d’enfer au paradis qui m’avait confortée dans mon opinion. Les nouvelles sont un genre particulier, mais souvent elles me laissent sur ma faim, avec un gout d’inachevé. Le monde est à peine construit qu’il faut déjà le quitter…

Silhouette est un recueil de nouvelles que j’ai emprunté à la médiathèque, et que j’ai emprunté « malgré moi ».

Silhouette met en scène 10 histoires réalistes, ancrées dans notre quotidien. Ce sont des histoires de tout les jours, des choses crédibles et plausibles. Ce sont des nouvelles fortes à ce titre-là.

Ce sont aussi des histoires cruelles, qui nous mettent aux prises avec nos bassesses, nos petitesses.

C’est le premier ouvrage de M. Mourlevat que je lis, j’ai trouvé son style d’écriture tout à fait en adéquation avec ce qu’il racontait. J’ai trouvé un style pas forcément méchant, mais dur certainement qui à pour moi renforcé la cruauté racontée. C’est un style sans concession, qui se borne froidement à raconter les faits.

J’ai dévoré ce recueil qui à été un coup de coeur pour moi. J’ai aimé les histoires racontées qui montrent que quel que soient les univers, la vie n’est pas forcément tout sucre. Il y a en nous cette part d’ombre, cette part mesquine…

J’ai aimé ce recueil car à chaque fois, l’auteur nous propose une histoire complète. C’est un univers construit, avec des personnages entiers, un début d’histoire mais aussi et surtout un point final. Si j’ai eu un gout d’inachevé, c’est parce que 10 nouvelles « seulement », c’est trop court. En 3 heures, je l’avais fini…

Bref, ce livre va aller se ranger avec mes autres recueils de nouvelles préférés, et je le recommande.